arnaques bancaires

Hausse des tentatives d'escroquerie à cause de la crise sanitaire

Thomas Anselme
mis à jour le 27/07/2021

Hausse des tentatives d'escroquerie à cause de la crise sanitaire

La pandémie de Covid-19 a obligé les Français à moins dépenser, et à épargner plus qu’ils ne le font d’habitude. Cette tendance n’est pas passée inaperçue aux yeux des escrocs. Les tentatives de fraudes aux faux livrets, ainsi que d’autres formes d’escroquerie, pullulent sur les réseaux sociaux.

Avec des promesses particulièrement alléchantes, comme un livret à « 3,82 % » par an, un rendement « 10 fois supérieur aux placements traditionnels », le tout exonéré d'impôt, ou encore un rendement plus de sept fois supérieur à celui du Livret A… Ces offres farfelues ont pour unique objectif de dérober l'épargne des victimes. Depuis le début de la pandémie, ce type d'annonces frauduleuses se multiplient sur internet.

La crise sanitaire a en effet poussé les Français à dépenser moins, et à épargner. Les derniers chiffrent l’attestent, avec 142 milliards d'euros placés en plus qu'en période normale depuis la fin du premier semestre 2020. De quoi attiser l’appétence des escrocs.

« Depuis le 1er janvier 2021, nous avons déjà ouvert pour plus de 30 millions d'euros de dossiers, uniquement au niveau des arnaques aux placements. La moitié d'entre eux concernent des escroqueries aux faux livrets d'épargne », précise Guy Grandgirard, président de l'Association de défense des consommateurs de France (ADC France).

Cette association cherche à lutter contre les arnaques financières, et a pour vocation d’accompagner les victimes dans leurs démarches. Ces derniers temps, les escroqueries ne se sont pas limitées aux faux livrets d’épargne. En effet, on voit fleurir maintenant des placements divers, des crédits, des services de paiement, et même des contrats d’assurance. Les arnaqueurs ont parfois des dizaines de produits différents à proposer.

Les réseaux sociaux, principale cible

Dans un rapport très récent, l'Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) indiquaient avoir ajouté à leur liste noire plus de 1 000 sites internet frauduleux en 2020. Ce qui représente un doublement par rapport à l’année 2019.

Cette liste noire est par ailleurs complétée quasi quotidiennement, car des arnaques naissent chaque jour sur le web. L’AMF et l’ACPR ont dû former un pôle commun afin de lutter plus efficacement contre ces offres frauduleuses.

Grace à cette action conjointe des deux autorités, il y a eu une forte hausse des inscriptions sur la liste noire, notamment à cause de la crise sanitaire que nous traversons. Pendant cette période, les personnes passent davantage de temps sur les réseaux sociaux, et sont plus facilement exposées au démarchage téléphonique. L’AMF a donc adopté une logique de prévention face à ces escroqueries qui peuvent parfois représenter des sommes très importantes.

Une technique bien ficelée et rodée

Les escrocs ont bien rodé leur technique d’attaque. Certains d’entre eux vont même jusqu’à emprunter le nom de banques ou d’autres organismes reconnus, afin de mettre en confiance leurs proies. L’ACPR et l’AMF ont ainsi référencé plus de 550 cas d’usurpation de noms d’autorités, d’acteurs financiers, ou de produits, sur l’année 2020.

Mais malgré le travail préventif réalisé par les autorités compétentes pour mettre en garde les Français, la multiplication des annonces malhonnêtes et leur visibilité accrue et facilitée par les réseaux sociaux rend cette tâche de plus en plus difficile.

D’autant plus que les escrocs n’hésitent plus à diffuser leurs annonces sur des sites de médias reconnus, ce qui peut conférer à ces annonces une certaine crédibilité aux yeux des consommateurs.

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