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La crise du Covid incite les banques centrales à communiquer sur les réseaux sociaux

Thomas Anselme
mis à jour le 29/07/2021

La crise du Covid incite les banques centrales à communiquer sur les réseaux sociaux

Les banques centrales (institutions chargées par les États de décider d'appliquer les politiques monétaires) ont adapté leurs modes de communications depuis le début de la crise sanitaire de Covid-19. Elles communiquent dorénavant davantage sur des sujets plus variés. Pour cela elles utilisent maintenant les réseaux sociaux. Ce qui leur permet de toucher un public plus large et d'accroître leur crédibilité et leur légitimité.

La pandémie de la Covid-19 a forcé les banques centrales à donner un coup d’accélérateur à leur communication sur les réseaux sociaux. Ce nouveau moyen de communication leur permet de toucher instantanément un très large public. Lorsque les institutions monétaires des grands pays ont dû opter pour une communication de crise elles ont privilégié ces réseaux, comme ce fut le cas le 18 mars 2020 quand la Banque Centrale Européenne (BCE) a dévoilé son plan d’urgence de 750 milliards d’Euros via Twitter.

Depuis la crise financière de 2008, les grandes banques centrales telles que la Réserve Fédérale Américaine, la Banque d’Angleterre, ou encore la Banque Centrale Européenne, ont créé leur compte officiel sur Twitter. L’objectif premier était de communiquer pour expliquer les nombreuses mesures, parfois complexes. Leur communication a ensuite pris une autre voie, elle s’est développée et modernisée sur tous les grands réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn). Les banques centrales utilisent ces réseaux pour accroître leur audience et toucher un nouveau public parfois plus jeune et moins intéressé par ces sujets financiers.

Dorénavant, les banques centrales ne s'adressent plus uniquement aux professionnels (traders et investisseurs). Elles ont fait le choix de s’adresser à tous les citoyens. Dès le début de la crise sanitaire du Covid-19, elles ont accru leurs communications sur des thèmes différents comme la fraude sur les moyens de paiements. Avec l’augmentation des transactions par internet et smartphone, elles ont rappelé les attitudes à adopter pour éviter de tomber dans les pièges des arnaqueurs.

Les Anglo-Saxons en avance

Aujourd’hui, 72% des 187 banques centrales à travers le monde ont un compte officiel sur Twitter. Il y a deux années, elles n’étaient que 60%. On constate un pourcentage comparable sur LinkedIn et Facebook, en revanche les banques centrales sont moins présentes sur les pages d’Instagram et de Youtube, qui sont pourtant les réseaux privilégiés des banques centrales Asiatiques.

Ce sont les pays Anglo-Saxon (Angleterre, Etats-Unis, Canada, etc.) qui sont les plus représentés sur la totalité des grands réseaux sociaux, et cela depuis plus de 10 ans. Cette présence est souvent résultante de l’implication personnelle de leurs membres.

L’usage du numérique

On constate tout de même des grosses disparités entre les régions du Globe, et entre les différents réseaux sociaux. Ainsi la banque centrale qui a le plus d’abonnés sur Twitter est l’Indienne, qui comptabilise plus de 1,2 millions de followers. La banquière la plus suivie sur ce même réseau est Christine Lagarde avec 700 000 personnes qui suivent régulièrement son compte. En revanche, Jerome Powell, gouverneur de la Fed, n'est pas présent sur ce réseau social, ni la Banque populaire de Chine (PBOC). Elle ne communique d’ailleurs sur aucun des réseaux sociaux occidentaux (Facebook, Instagram, LinkedIn…), mais seulement sur les plateformes chinoises comme Weibo (sur lequel elle compte 3 millions d'abonnés) et WeChat.

Les banques centrales ont fait le choix d’utiliser les réseaux sociaux, non seulement pour communiquer sur leurs décisions de politique monétaires, mais aussi pour améliorer l’éducation financière des citoyens, et pour dissiper les malentendus. Elles parlent aussi de sujets divers, comme la finance durable (changement climatique, environnement) ainsi que des nouveaux moyens de paiement. Les banques centrales font aussi de la pédagogie sur les nouvelles devises numériques en préparation, et se servent des réseaux sociaux pour sonder les citoyens, et prendre le pouls de la société pendant cette période particulière.

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