Les 4 placements préférés des Français en cette période de Covid-19

Les 4 placements préférés des Français en cette période de Covid-19

Thomas Anselme
mis à jour le 20/12/2021

Les 4 placements préférés des Français en cette période de Covid-19

Sur les dix premiers mois de l’année 2021, les ménages ont encore épargné davantage que d’habitude. Si bien que depuis le début de l’année 2020, ils ont accumulé pour un montant total de 169 milliards d’euros. Mais comment cet argent est-il placé ?

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L’épargne engrangé depuis le début de la pandémie de Covid-19 gonfle à vue d'œil. Depuis le mois de mars 2020, les Français n’ont pas arrêté d’épargner. Selon les données de la Banque de France publiées tout récemment (le 15 décembre), la différence entre les flux d’épargne financière observés et les flux de la période pré-Covid a atteint le montant impressionnant de 169 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre 2021. Ce qui représente 55 milliards de plus qu’à la fin 2020. Ce surplus s’est accru de 6 milliards d’euros au troisième trimestre 2021, après 22 milliards au deuxième trimestre et 27 milliards au premier trimestre. Mais avec des placements financiers de l’ordre de 187 milliards d’euros pour les seuls 10 premiers mois de l’année, c’est encore bien plus que les 155,7 milliards accumulés en 2019.

Il est encore trop tôt pour connaître précisément le montant final de ce butin pour cette année, cependant il est d’ores et déjà possible de savoir comment cette manne a été utilisée. La dernière note trimestrielle de la Banque de France nous donne des informations assez précises. Ce que l’on constate, c’est que les Français n’ont pas spécialement cherché à faire fructifier leurs économies.

Des comptes courants bien fournis

Un constat peut être fait, les ménages ont une réelle préférence pour la sécurité face au rendement. Un simple coup d’œil au niveau des comptes courants peut attester de cela. Après avoir recueilli 41,2 milliards d’euros en 2019, une année considérée comme normale, ils ont fait l’objet de versements deux fois supérieurs en 2020, à 81,7 milliards d’euros. Et si, comme l’épargne des Français, ces dépôts nets sont moins élevés en 2021, ils atteignent tout de même 49,6 milliards sur les 10 premiers mois de 2021.

Le Livret A et le LDDS

Les comptes courants n’ont pas été les seuls à bénéficier de la faveur des Français. Les dépôts rémunérés ont aussi attiré leur épargne de façon importante. Jugez plutôt : 67,8 milliards d’euros en 2020, 49,3 milliards sur les 10 premiers mois de 2021, contre 40,3 milliards d’euros en 2019. Rien d’étonnant à cela, car cette catégorie de placement inclut les produits d’épargne réglementée comme le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS). Ce sont des produits bancaires qui présentent des caractéristiques similaires à un compte courant, étant donné qu’ils sont entièrement liquides, mais mieux encore, ils sont rémunérés à 0,5%. Ainsi, selon les dernières données de la Caisse des dépôts, entre janvier et octobre 2021 ces deux types de livrets ont récolté 20,64 milliards d’euros. En 2020, ce total a même culminé à 35,21 milliards d’euros, alors qu’en 2019 il n’avait été que de 16,55 milliards d’euros. Le relèvement quasi certain du taux du Livret A et du LDDS à 0,8% au 1er février 2022 pourrait inciter les Français à remplir encore davantage ces produits défiscalisés encore pendant quelque temps.

L’assurance vie se refait une santé en 2021

Délaissée par les Français au cours de l’année 2020, année marquée par une décollecte massive et historique de 6,5 milliards d’euros, l’assurance vie a repris du poil de la bête en 2021. Les derniers chiffres de la Fédération française de l’assurance (FFA) soulignent une collecte nette de 18,5 milliards d’euros. Cela représente une hausse de plus de 22 milliards d’euros par rapport à la même période de 2020. C’est cependant un léger recul de 3,9 milliards d’euros par rapport à la même période de 2019. Une bonne performance qu’il convient d’attribuer aux unités de compte (UC), qui ont occasionné des versements nets de l’ordre de 30,5 milliards d’euros en 2021, selon la FFA. Rien d’étonnant à cela puisque les assureurs obligent depuis de très longs mois les épargnants à souscrire au moins en partie sur ces Unités de Compte. Une manœuvre qui vise à permettre aux assurés de toucher des rendements plus élevés, mais aussi aux assureurs d’améliorer leur ratio de solvabilité, le risque sur ces supports étant supporté par le souscripteur.

La bourse : la crise a fait naître des vocations

Lors du premier trimestre de l’année 2020 il y a eu 170 000 nouveaux investisseurs. Ils étaient 139 000 entre avril et juin 2020. Depuis, ils sont en moyenne plus de 50 000 chaque trimestre. La crise a été l’occasion pour les Français de revenir vers les marchés financiers, selon le dernier tableau de bord des investisseurs particuliers actifs de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Et ce fut un succès ! Puisque le CAC 40, qui était aux alentours de 7 000 points le 16 décembre 2020, a pris 26% depuis le 1er janvier 2021 et plus de 80% depuis son point bas de mars 2020.

Pour illustrer cet engouement, au troisième trimestre 2021 il y a 782 000 particuliers qui ont acheté ou vendu au moins une action, alors qu’ils étaient 604 000 un an plus tôt et 461 000 entre juillet et septembre 2019. Ainsi, d’après la Banque de France, les placements en bourse qui représentaient 27 milliards d’euros en 2019 ont connu une forte progression, pour chiffrer à 69,5 milliards d’euros en 2020 et enfin 45,4 milliards sur les 10 premiers mois de 2021.

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