Les réseaux sociaux sont le nouvel eldorado des escrocs

Les réseaux sociaux sont le nouvel eldorado des escrocs

Thomas Anselme
mis à jour le 17/12/2021

Les réseaux sociaux sont le nouvel eldorado des escrocs

En Moyenne les Français passent chaque jour 1 heure et 36 minutes sur les réseaux sociaux. Cette tendance qui a pris de l’ampleur ces dernières années, n’est pas passée inaperçue aux yeux des arnaqueurs. Ils sont chaque jour de plus en plus nombreux à privilégier ces canaux de communication, pour approcher leurs victimes.

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Les affaires n'ont jamais été aussi bonne et aussi simples pour les escrocs. Selon les dernières données du Parquet de Paris, cette année 2021 les arnaques financières auraient fait perdre aux Français plus de 500 millions d'euros. La même information est donnée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui indique qu’il y a eu une augmentation du nombre de plaintes de 85% par rapport à l'année 2020.

Le contexte actuel est plutôt favorable aux arnaqueurs. Alors que l'épargne des Français atteint des niveaux records à cause de la crise sanitaire, le rendement des produits d’épargne classiques ainsi que le retour de l’inflation, incitent les Français à s’aventurer hors des sentiers battus. Parallèlement à cela, les escrocs ont perfectionné leurs techniques, et ils profitent de l’augmentation des échanges numériques pour développer des arnaques plus sophistiquées et diversifiées.

Le boom des réseaux sociaux

Pour bien comprendre comment cela se déroule, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a conduit une étude en partenariat avec l’institut BVA, auprès de 5000 Français. Il en ressort que 3% d'entre eux auraient déjà souscrit à une offre de placement financier alternatif, pouvant être une escroquerie. Pour l’instant, l’envoi de mails reste le canal préféré des malfaiteurs (56%). Mais, les réseaux sociaux arrivent en deuxième position avec 36% des arnaques. Le téléphone quant à lui, arrive en troisième position avec 35%.

D’autant plus que dorénavant, les influenceurs jouent un rôle important dans tout cela. Les réseaux sociaux et les influenceurs sont les nouveaux points d'entrée apparus durant ces dernières années.

Le mécanisme utilisé est toujours sensiblement le même : une bannière de publicité qui attire votre attention avec une promesse qui semble intéressante, comme un rendement élevé (dans 55% des cas), des gains rapides (dans 45% des cas) ou un placement sans risque (pour 32%). Vous atterrissez ensuite sur une page avec un formulaire à remplir, par l'intermédiaire duquel les pirates vont pouvoir collecter vos données personnelles.

Suite à cela, des faux conseillers vont prendre contact avec vous, soit par email soit par téléphone ou même parfois par des messageries instantanées telles que Messenger ou WhatsApp. Leur discours se veut toujours rassurant, vous incitant à effectuer un premier versement, généralement d’un faible montant. Les résultats ne se font pas attendre, vous avez gagné quelques euros. Ce qui vous décide souvent à doubler votre mise. Mais par la suite, lorsque vous souhaitez récupérer votre argent, vous découvrez que les fonds sont bloqués ou inexistants. Et vous aurez beau tenter de joindre un interlocuteur, vos mails ou appels resteront sans réponse.

Une cible jeune et modeste

Le réseau qui est le plus largement utilisé par les pirates reste actuellement Facebook. 65% des personnes interrogées ont déjà été exposées aux promesses des escrocs sur ce réseau social. Les autres plateformes restent bien en retrait. On trouve en seconde position Youtube (26%), Instagram (22%), et pour finir le réseau Linkedin (13%). Toutefois, les personnes ayant souscrit un produit d'épargne douteux ont davantage été approchées par Instagram (43%), TikTok (37%), Snapchat (32%) et WhatsApp (30%).

On note aussi une forte augmentation récemment des arnaques dans le domaine du trading (cryptomonnaies et Forex). Ce sont des victimes d’un âge plus jeune ainsi que d’un milieu social plus modeste qui sont touchées.

Pour compléter ce portrait-robot des victimes, il s'agit principalement d'individus peu mature financièrement (70% déclarent ne pas être à l'aise en matière d'épargne), qui se renseignent proactivement (88% étaient à la recherche de produits d'épargne alternatifs) et ne se font pas accompagner (52% gèrent leur épargne seuls).

Les pratiques déloyales des influenceurs

Il y a un autre sujet qui préoccupe grandement les autorités financières, il s’agit des conseils d'investissement frauduleux dispensés par des influenceurs. Des recommandations qui sont la plupart du temps faussées, et qui multiplient les promesses pour appâter les épargnants. Les stars des réseaux sociaux se font généralement rémunérer des fortes sommes pour dispenser ce genre de messages. Ainsi, plusieurs dossiers traités récemment par la DGCCRF confirment la montée inquiétante des pratiques commerciales trompeuses en ligne dans le domaine des services financiers de la part d'influenceurs. De ce fait, la DGCCRF a annoncer qu’elle allait faire de la lutte contre les pratiques déloyales du marketing d'influence un de ses axes de contrôle prioritaire

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